 |
Tout est prêt ! Les conditions atmosphériques sont
idéales.
La
fusée expérimentale W.H.1 équipée
de son nouveau propulseur MAGPUSH décolle.
|
|
L'aventure
de la conception
|
La méthode
de fabrication du propulseur Magpush constitue une innovation dans le
domaine de la propulsion aérospatiale. De nombreux tests au banc
d'essai ont été réalisés. Le combustible est
similaire à celui utilisé pour les S.R. Boosters de la navette
spatiale.
|
Ballistic
Test & Evaluation System : coéfficient de vitesse
de combustion = 0,27 inches/sec - Exponent n = 0,42.
Température de fonctionnement : 3 000°C à
70 atmosphères. Vitesse d'éjection des gaz :
2 km par sec.
L'allumage
du nouveau propulseur type MAGPUSH, catalysé à
l'aide de chromite de cuivre, est normalement instantané
sans chuffing. L'effet visuel est exceptionnel. La température
est telle qu'il fallut réaliser la tuyère en
pur graphite afin d'éviter son érosion.
Analyse
:
Un
défaut de calibration du système de diaphragme
a provoqué l'ouverture prématurée de
la tuyère. La pression ayant brusquement chuté
dans la chambre de combustion, le propulseur s'est coupé.
L'engin n'a pas décollé.
Au
second essai, malgré une mise sous pression très
lente (temps d'allumage supérieur à 4 secondes
!), la fusée W.H.1 décolle. La trajectoire est
correcte mais les données enregistrées à
bord révéleront ultérieurement une force
maximale de poussée 50% inférieur à celle
prévue.
L'Impulsion
spécifique ainsi que l'Impulsion totale sont, quant
à elles, conservées.
|
|
|
|
|
|
|
La
récupération se fait par l'ouverture d'une trappe
latérale actionnée à l'aide d'un servo-moteur.
Un parachute classique réalise l'extraction d'un "ballon".
Ce dernier, une fois gonflé, ne peut plus se déformer;
la dérive horizontale est ainsi considérablement
réduite.
La
récupération est parfaite. La technique du
parachute extracteur combinée à celle du parachute
sphérique est optimale.
|
|

|
Le
second tir, quant à lui, devait constituer une grande première
en Europe : en effet, l'engin expérimental était équipé
de deux boosters latéraux (allumés selon une séquence
spéciale dite un étage et demi) qui se séparent
en phase ascensionnelle pendant que la fusée continue sur
une trajectoire culminant à 3 000 mètres d'altitude.
|
|
|
|

La
G. Sky 5 est montée sur un rail afin d'assurer
le guidage pendant les premiers mètres de la trajectoire.
La stabilité sera assurée par quatre ailerons
en fibre de carbone pré-imprégné.
Une technologie identique à celle utilisée
pour les fusées Ariane 5 de l'ESA.
|
|

Un public nombreux était présent
pour ce lancement exceptionnel
|
|
|
|
Un vacarme assourdissant, et la fusée décolle.
Les
propulseurs étaient équipés d'un système
diaphragmatique. A l'allumage, lorsque la pression dans la
chambre de combustion est correcte, ce dispositif est éjecté
par les gaz à haute température et la fusée
peut décoller.
|
|
Malheureusement,
un éclat a rebondi sur la rampe de lancement
et a percuté la fiche d'alimentation électrique
des accélérateurs latéraux. Malgré
une trajectoire correcte, les accélérateurs
n'ont pas été allumés. La séparation
a bien été réussie mais le système
de récupération a également été
perturbé.
L'impact a eu lieu dans les sous-bois. L'engin avait
presque totalement disparu dans le sol. Nous ne pouvons
que déplorer cet échec car les phases
les plus difficiles (estimation correcte de l'influence
des boosters sur la stabilité aérodynamique
de l'ensemble et séparation des boosters) ont
été réussies.
En fait, ce risque d'échec est caractéristique
d'une technologie confrontée à ses limites.
Tous nos remerciements à la firme
MIDA Bruxelles pour son aimable collaboration dans ce
dossier.
|
|
|

Les
deux dernières fusées ont été installées
dans leurs rampes de lancement respectives situées de part et d'autre
de la piste.
La connexion
satellite du module GPS embarqué à bord de la fusée
Nouvelle Vague, développée
par le Groupe d'Etude Aérospatial, s'avéra impossible mais
les objectifs principaux étaient de tester, en vol, le nouveau
moteur FARO, ainsi qu'un système d'ouverture pyrotechnique du ralentisseur
basé sur un micro-contrôleur PIC, ce qui fut superbement
réussi. L'atterrissage eût lieu dans les bois. L'équipe
éprouva d'ailleurs quelques difficultés à récupérer
la fusée accrochée en haut d'un arbre par son parachute
cruciforme.

Malgré une mauvaise connexion à la batterie d'alimentation
en courant pour l'allumage qui retarda quelque peu le lancement , le projet
Columbo a parfaitement fonctionné. Nous ne pouvons que
féliciter son constructeur car il s'agissait là d'une réalisation
de très bonne facture, équipée d'un propulseur Nitrate
de Potassium/Dextrose basse pression de très haute sécurité.
La visibilité
optimale permis même aux spectateurs ravis de suivre ce dernier
tir jusqu'à son apogée, nous offrant une magnifique descente
sous parachute. En effet, au dernier moment, l'engin changea de trajectoire
pour aller atterrir sur la pelouse bordant la piste principale de l'aérodrome
militaire de St-Hubert.
Cette année, le spectacle fut donc, une fois encore, au rendez-vous.
Revivez la campagne 2002
...
|