NUIT DES ETOILES

" Quand le ciel verse des larmes d'argent "

10 AOÛT 2004 à partir de 20h00

Tous, petits et grands, vous êtes attendus à l'Euro Space Center (entrée gratuite) pour observer un des plus beaux ciels de l'année.

A cette époque, la Terre croise un essaim de poussières et cailloux en provenance de la comète Swift-Tuttle. Ceux-ci se consument en pénétrant dans l'atmosphère à plus de 200.000 km/h et viennent zébrer le ciel d'autant d'étoiles filantes.

Les moniteurs de l'Euro Space Center et des astronomes amateurs seront présents pour vous informer et vous initier à l'astronomie et à ses instruments d'observation.

Plus de 25 télescopes seront installés sur le site et plus de 10 clubs d'astronomie seront représentés.

Cinq conférences attendent les passionnés :

  • « Météores et météorites » par Vincent Jacques (FR)
  • « Cartes du ciel, de l’antiquité à nos jours » par Pierre Servais (FR)
  • « Le transit de Vénus 2004: le phénomène astronomique et les résultats de la campagne de mesures à l'échelle mondiale » par Bernard De Saedeleer (FR)
  • « Poussières de comètes » par Emmanuel Jehin (FR)
  • « Het zonnestelsel en meteoren » par Marc Van Den Broek (NL)

Et, si vous voulez vous mettre des étoiles plein les yeux, le planétarium vous en offrira des myriades avant le coucher du soleil.

Conseil "bison étoilé" : munissez-vous de tout appareil d'observation dont vous disposez (jumelles, lunettes, etc...) ainsi que de vêtements chauds, couvertures, lampes de poche, transats...

Personnes de contact :
Jean-Marcel THOMAS, Directeur : 0496/27.10.30
Charles DEBEFFE, Responsable marketing : 061/65.01.31 ou 0472/28.48.25
Dominique GERING, Coordinateur : 0478/98.48.61

Présentation des conférenciers et conférences

« Météores et météorites » par Vincent Jacques (FR)
Chaque année, aux alentours du 11-12 août a lieu l’une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année : les Perséides. Ces étoiles filantes sont liées à la comète Swift-Tuttle qui revient environ tous les 130 ans près du Soleil. A chacun de ses passages, la comète coupe l’orbite de la Terre, et alimente ainsi un réservoir de poussière à l’origine des étoiles filantes des Perséides. Visible comme un trait blanc instantané, une perséides file à plus de 50 Km/seconde dans la très haute atmosphère, créant une ionisation de l’air, ce qui la rend visible en dépit de sa toute petite taille : moins de 5 mm de diamètre en moyenne.
Quelque fois, au cours de l’année, un débris rocheux d’une taille un peu plus importante, de l’ordre de 5 à 10 cm, heurte l’atmosphère et crée une magnifique boule de feu, extraordinairement belle à regarder. C’est un bolide.
Et puis alors, il y a le gros morceau de roche de quelques tonnes qui s’invite dans notre ciel, dont la luminosité devient éblouissante, qui éclaire la nuit comme en plein jour, qui explose et qui crée des ondes de chocs ressenties au sol… une météorite. Un tel événement est rarissime en Belgique. Le dernier événement de ce type à avoir été observé en Belgique remonte au 26 novembre 1934. Le 20 mai 2004, soit 70 ans plus tard, un événement similaire s’est passé au dessus de notre pays…


Vincent Jacques : Collectionneur de météorite ; collaborateur scientifique auprès de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique et auprès de l’Observatoire Royal de Belgique.
Passionné par l’astronomie et les étoiles filantes depuis l’âge de 7 ans, il a développé l’une des plus grandes collections de météorites en Belgique et a « chassé » des cailloux extra-terrestres dans le désert du Sahara. Il tente aujourd’hui de retrouver les traces de la météorite qui est tombée en Belgique le 20 mai 2004.


« Cartes du ciel, de l’antiquité à nos jours » par Pierre Servais (FR)
Comment les Hommes ont-ils représenté le ciel au fil des jours ?
Balade depuis la préhistoire jusqu’aux futures sondes spatiales sur le même thème : la cartographie céleste.
Ces cartes reflètent notre société tant culturelle que matérielle.

Epoques analysées :
· Préhistoire
· Mésopotamie
· Egypte
· Antiquité Greco-romaine
· Moyen-Age et l’astronomie arabe
· Renaissance
· Temps modernes
· Epoque contemporaine
· Avenir : sondes spatiales


Pierre Servais : polytechnicien issu de la 146ème promotion, capitaine d’aviation, ingénieur civil en aéronautique mais surtout Astronome Amateur depuis plus de 20 ans au sein de l’Astronomie Centre Ardenne à Neufchâteau.


« Le transit de Vénus 2004: le phénomène astronomique et les résultats de la campagne de mesures à l'échelle mondiale » par Bernard De Saedeleer (FR)

Le 8 juin 2004, la planète Vénus est passée devant le Soleil durant la matinée. La planète était donc située très exactement entre la Terre et le Soleil; c'est ce qu'on appelle « passage » ou « transit ». Un transit s'apparente un peu à une éclipse; la nuance tient surtout au fait que lors d'une éclipse, la planète cache quasiment totalement l'autre corps céleste (Lune ou Soleil), tandis que lors d'un transit, elle le cache à peine.
Avant cette date, aucune personne actuellement en vie sur Terre n'avait pu observer un tel événement, appelé « transit », car le dernier remonte à 1882. Le prochain aura lieu en 2012, ensuite, il faudra patienter jusqu'en 2117 !
Un transit de Vénus est toujours un moment astronomique de très grande envergure, auquel le monde entier s'était préparé à vivre. Il a permis notamment d'estimer l'UA (Unité Astronomique = distance Terre - Soleil) par un calcul relativement simple (la valeur de l'UA est actuellement fixée à 149.597 870 millions de km).


Bernard De Saedeleer : assistant et chercheur au département de mathématique aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur, se propose de vous commenter cet événement : il expliquera de façon simple les principes du transit, sa rareté et les raisons de son irrégularité, en retracera l'historique, en précisera les grands résultats, et comparera les transits de Vénus à ceux de Mercure. Il montrera quelques images prises le 8 juin 2004 et parlera ensuite des résultats de la campagne de mesures à l'échelle mondiale.

ATTENTION : N'observez jamais le Soleil directement, que ce soit à l'oeil nu ou avec un instrument: quelques secondes à peine suffisent à entraîner des lésions irréversibles (cécité) avant même qu'on ait ressenti une douleur quelconque. Il faut absolument utiliser des filtres solaires ou des lunettes d'éclipse agréées; on peut également opter pour une observation indirecte par projection sur une surface blanche.


« Poussières de comètes » par Emmanuel Jehin (FR)

Selon l'expression consacrée, nous sommes des poussières d'étoiles. Cette phrase nous informe que les atomes qui constituent tout ce qui nous entoure (ainsi que nous-même) ont été « fabriqués » dans le cœur brûlant des étoiles avant d'être rejetés dans le milieu interstellaire et finalement incorporés dans le système solaire en formation.
A la mi-août, la Terre est « bombardée » par des millions de petites particules d'origine cométaire, qui donnent naissance au phénomène « des étoiles filantes ».
Ces éphémères traits lumineux dans le ciel, nous rappellent le rôle important qu'ont joué les comètes, ces astres glacés qui nous arrivent du fin fonds du système solaire, dans la genèse de la planète Terre et peut être de la vie, il y a 4,6 milliards d'années.
Dans cet exposé je présenterai le lien entre les étoiles filantes et les comètes ainsi que les derniers progrès dans la connaissance de ces astres « fossiles », ainsi que les futures missions spatiales qui tenteront de percer certains de leurs mystères.


Emmanuel Jehin : Astrophysicien diplomé de l'Université de Liège, il est Staff astronome au VLT (Chili) depuis 4 ans et impliqué dans la vulgarisation de l'astronomie via le Groupe Astronomie de Spa (GAS), ancien président et rédacteur de la revue.

« Le système solaire et les météores » par Marc Van Den Broek (NL)

En entendant les mots "système solaire", vous pensez peut-être tout de suite aux neuf planètes qui tournent tranquillement autour de notre soleil : Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Entre-temps, nous savons que le système solaire n'est pas aussi bien ordonné que ce que pourrait laisser penser cette belle énumération : bien d'autres objets circulent dans le système solaire et, à travers l'histoire, le système solaire a vécu beaucoup de choses.

L'image classique du système solaire avec les neuf planètes qui tournent autour du Soleil

Le système bien ordonné continue à nous poursuivre : en fait, ce n'est que depuis quelques décennies seulement (depuis le début de la conquête spatiale interplanétaire) que les scientifiques commencent à avoir une image bien précise du système solaire.
En dehors de ces neuf grandes planètes, il y a une multitude de petites planètes : les planétoïdes. Certaines planètes possèdent des lunes qui pourraient également être une planète à leur tour. Pluton est loin de se trouver aux confins de notre système solaire. Il y a la ceinture de Kuiper et le nuage d'Oort. Les comètes ne sont pas que de simples comètes et les lunes sont bien plus que des lunes. Très souvent ils sont associés à d'autres objets dans notre système solaire. Plusieurs sondes (Pioneer, Voyager, Magellan, Galileo, ...) nous ont fait découvrir, ces 25 dernières années, un tout autre système solaire, avec des mondes actifs au lieu de cailloux stériles, des processus géologiques dont les scientifiques n'osaient même pas rêver, et même quelques candidats pour une vie extra-terrestre.

L'observation visuelle de météores

La Terre traverse chaque année les Perséides : un nuage de poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle. Beaucoup de ces poussières entrent en collision avec l'atmosphère terrestre, et provoquent pendant un bref instant des traces lumineuses dans le ciel. Ce phénomène est appelé étoile filante ou météore.
L'activité augmente progressivement : de quelques exemplaires par nuit en juillet jusqu'à plusieurs dizaines de Perséides par heure le 12 août. Cette année, l'activité maximale des Perséides est très prometteuse : elle aura lieu à la nouvelle lune et sera bien plus intense que d'habitude.


Marc Van den Broeck : Né le 28 avril 1969 à Anvers. Il a fait de son hobby son métier. Est depuis 10 ans le directeur de Volkssterrenwacht Urania située à Hove. A été pendant 15 ans moniteur au planétarium du zoo d'Anvers et a présenté la météo à la télévision régionale ATV ainsi qu'à la station Radio 2 à Anvers pendant 3 ans.


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