Saison 2004 - Expositions intérieures et extérieures

Nuit des Etoiles - mardi 10 août à partir de 20h

I. ROSETTA: La mission Rosetta: l’Europe à la poursuite d’une comète

Les comètes sont des objets tout à fait spéciaux dans notre système solaire. Leurs apparitions soudaines et brèves dans la nuit ont toujours intrigué les hommes.

Quand un corps cométaire s'approche du Soleil, ses matériaux extérieurs s'évaporent en raison du réchauffement, formant une sorte d'atmosphère passagère.

La mission Rosetta, de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), est une mission ayant pour but l'examen de l'atmosphère de la comète Churyumov-Gerasimenko. Cette étude, d'une grande importance scientifique, fournira une image complète de ce mystérieux corps céleste tout en s'inscrivant dans le cadre plus général des recherches menées sur les nuages de gaz et de poussière.

Rosetta est la première sonde spatiale à suivre une trajectoire autour d'une comète. Son lancement est prévu pour le 26 février 2004 et son arrivée autour de Churyumov-Gerasimenko pour novembre 2014.

L’instrument Rosina de l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique à bord de la sonde Rosetta: l’instrument Rosina est pourvu de trois détecteurs dédiés à l'étude de l'atmosphère des comètes. L'Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) travaille, en collaboration avec d'autres partenaires, à l'élaboration d'un de ces détecteurs, le spectromètre de masse DFMS. Le DFMS permettra d'analyser la composition en gaz et en ions de cette atmosphère passagère.

L'IASB est responsable du projet et du développement du système de détection (Détecteur électronique linéaire) ainsi que de l'électronique.

A l’Euro Space Center, l’exposition temporaire Rosetta a été réalisée grâce à la collaboration de l’IASB et de l’ESA.
L’IASB présente des panneaux didactiques sur la mission ainsi qu’un prototype du spectromètre de masse DFMS et de l’instrument Rosina. Une maquette de Rosetta et de son atterrisseur, appartenant à l’ESA, sont également exposées.

Plus d’info : Stéphanie Fratta
stephanie.fratta@oma.be
http://www.aeronomie.be/News.fr.html

II. Le télescope spatial HUBBLE

Nom: le Hubble Space Telescope (HST) ou ‘Hubble’ fut nommé ainsi en l’honneur de l’astronome américain Edwin Powell Hubble (1889-1953), l’un des grands pionniers de l’astronomie moderne.

Mission: Hubble est le fruit d’une collaboration entre l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et la NASA. C’est un télescope placé dans l’espace à 600 km d’altitude et qui peut observer dans le domaine visible, infrarouge et ultraviolet. Ce télescope spatial a révolutionné l’astronomie moderne en nous dévoilant des aspects insoupçonnés des corps célestes observés.

Lancement: 24 avril 1990 depuis Cape Canaveral en Floride (USA) grâce à la navette spatiale Discovery.

Orbite: Hubble fut déployé par Discovery (STS-31) sur une orbite circulaire à 600 km, inclinée de 28.5 degrés sur l’équateur. La période de révolution autour de la Terre est de 96 minutes.

Pourquoi un télescope spatial?
La lumière qui nous vient d’astres très lointains a parcouru des milliards de kilomètres avant d’arriver jusqu’à nous. Dans les dernières micro-secondes avant que la lumière n’arrive sur les miroirs des télescopes terrestres, celle-ci doit traverser notre turbulente atmosphère et les plus fins détails observables s’estompent. C’est cette même turbulence atmosphérique qui fait scintiller les étoiles … et que dire de la pollution lumineuse, due notamment à la lumière diffuse des villes, qui limite les observations terrestres aux objets célestes les plus brillants !

Envoyer un télescope dans l’espace est un moyen d’éviter ces problèmes. L’orbite à 600 kilomètres permet au télescope d’effectuer des observations à très haute résolution. En plus, l’observation en infrarouge et ultraviolet ne peut être effectuée que depuis l’espace étant donné que ces deux types de rayonnements sont arrêtés par l’atmosphère terrestre.

Le télescope: d’un poids total de 11 tonnes et aussi long qu’un autobus (13 mètres), Hubble est un télescope dont le cœur est constitué d’un miroir de 2.4 mètres de diamètre et de 4 instruments scientifiques qui couvrent l’ultraviolet, tout le domaine visible et jusqu’à l’infrarouge. L’instrument est composé d’éléments modulables et facilement remplaçables en cas de panne ou de vieillissement prématuré. La puissance électrique (2400 W) est assurée par deux grands panneaux solaires de 2.6m sur 7.1m. Des batteries assurent également le relais lorsque le télescope est plongé dans l’ombre de la Terre, 25 minutes par orbite.

Des systèmes de contrôle d’attitude de l’instrument sont aussi prévus pour assurer une stabilité irréprochable durant les observations. Des capteurs sont pointés sur des étoiles-guides pour assurer le suivi le plus précis lors des prises de vue.

Historique: l’idée d’envoyer un télescope dans l’espace remonte jusqu’à bien avant la mise en orbite des premiers satellites … En 1923, l’allemand Hermann Oberth (1894-1989) écrivit un livre à ce sujet puis l’astrophysicien américain Lyman Spitzer (1914-1997) proposa, dès 1946, des plans réalistes pour la réalisation d’un télescope spatial.

Dans les années 70, l’ESA et la NASA reprirent l’idée et il fut décidé d’appeler le télescope du nom de Hubble, lui qui découvrit l’expansion de l’Univers dans les années 20.
Le miroir fut fini en 1981 et l’assemblage du télescope en 1985. Hubble aurait du être lancé en 1986 mais l’accident de la navette Challenger remit le lancement à plus tard …

Très rapidement, on découvrit que le miroir de 2.4m du télescope souffrait d’un défaut majeur: le bord du miroir était trop plat d’à peine un 50ème de l’épaisseur d’un cheveu, ce qui suffit à réduire la qualité des images.
Dans les mois qui suivirent, les scientifiques et ingénieurs de l’ESA et de la NASA travaillèrent ensemble et développèrent un dispositif correcteur appelé COSTAR (Corrective Optics Space Telescope Axial Replacement) qui devait redonner à Hubble toutes ses facultés oculaires.

Ainsi, la première mission de maintenance eut lieu en décembre 1993. Les astronautes eurent à cœur de placer le dispositif correcteur ainsi qu’une version améliorée de la caméra à grand champ ou Wide Field Planetary Camera (WFPC2). Cette mission captiva non seulement la communauté scientifique mais aussi le grand public. Depuis, 3 autres missions de maintenance eurent lieu.
En février 1997, deux nouveaux instruments furent installés: on remplaça un spectrographe ainsi qu’une nouvelle caméra infrarouge appelée NICMOS (Near Infrared Camera/Multi-Object Spectrograph).
En décembre 1999, les gyroscopes et les senseurs de guidage furent changés ainsi qu’un ordinateur de bord.
En mars 2002, les astronautes remplacèrent les générateurs et les panneaux solaires abîmés. La caméra pour objets faiblement lumineux ou FOC (Faint Object Camera) fut aussi remplacée au profit de la caméra pour visions panoramiques ou ACS (Advanced Camera for Surveys); cet instrument a la taille d’une cabine téléphonique. L’équipage installa également une unité de refroidissement (- 180 °C) dans la caméra NICMOS.

Depuis l’accident de la navette Columbia en février 2003, décision fut prise de ne plus assurer de mission de maintenance sur le télescope spatial. Mais la communauté scientifique internationale s’est mobilisée pour envoyer des robots dans le but d’assurer le suivi du télescope et la réparation ou le changement de composants devenus trop obsolètes.

La fin de la mission est prévue pour 2010.

Découvertes: Hubble a fourni, en 1994, des images de grande qualité de la collision de la comète Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter.
Il a apporté la preuve que des planètes gravitent autour d’autres étoiles que notre Soleil.
La théorie selon laquelle la plupart des galaxies contiennent un trou noir a été partiellement confirmée.
Il a reculé les limites de notre compréhension de l’Univers en observant les galaxies les plus lointaines.

Partenariat: La NASA est partenaire de l’ESA pour le télescope spatial Hubble. L’ESA a fourni la camera FOC (Faint Object Camera), les deux premiers panneaux solaires. Des scientifiques et ingénieurs européens travaillent au STScI (Space Telescope Science Institute) à Baltimore (Maryland). Les scientifiques européens ont un accès garanti de 20% du temps d’observation avec le télescope.

A l’Euro Space Center vous pourrez découvrir une maquette artisanale d’Hubble et une cinquantaine de ses plus beaux clichés: planètes, nébuleuses, galaxies,…
Un fantastique festival de couleurs et de formes!

III. KEO

KEO… LE SATELLITE PORTEUR DES ESPOIRS DU MONDE
Un projet élu au titre de « Projet du XXIème siècle » par l’UNESCO

La finalité du projet KEO consiste, en prenant en compte les pensées de nos contemporains « petits, puissants, riches ou démunis » de toutes les cultures, à réaliser une « radioscopie » de la communauté humaine d’aujourd’hui pour, à partir de celle-ci, lancer un débat international sur le monde que nous aurions envie de construire ensemble dès maintenant.

Son principe ?
Le satellite dédié, KEO, partira pour un long vol autour de la planète Terre, où il reviendra se poser, sain et sauf, dans plusieurs milliers d’années, livrant à nos lointains descendants tous les messages et les témoignages que tous nous sommes invités à leur adresser. Il vise à être lancé à l’horizon 2006 selon les opportunités de lancement.

Ses modalités ?
Depuis plusieurs mois, chacun sur Terre, est invité gracieusement, au titre de sa qualité de représentant de l'espèce humaine, à "prendre la parole" afin de témoigner de lui-même et d’exprimer ses souhaits et ses aspirations en prenant à témoin ses lointains descendants. Il dispose de 1 ligne à 4 pages de liberté sans censure, pour y inscrire son message qui sera emporté par le satellite KEO.

Son intérêt à long terme ?
Rapporter dans plusieurs milliers d’années à nos lointains descendants le témoignage des Hommes d’aujourd’hui tel un cadeau archéologique, véritable page infalsifiable de l’Histoire des Hommes du XXIème siècle,.

Son utilité à court terme ?
• Offrir à chacun sur Terre un espace de liberté et de réflexion pour témoigner de son unicité et de ses attentes.
• Associer les enseignants et étudiants de tous pays et de toutes cultures à un projet éducatif alliant sciences, technologies et humanisme.
• Mettre en libre accès sur Internet, après l’envol de KEO dans l'espace, tous les messages en libre accès en oblitérant les noms et prénoms de leurs auteurs.
• Réaliser, des cartographies de sens et de contenu de tous nos messages, rendus anonymes dans leur copie conservée sur Terre, en recourant aux techniques les plus sophistiquées du traitement informatique du langage.
• Communiquer le résultat de ces analyses aux médias, les diffuser auprès des écoles, des ONG, des gouvernements et ouvrir un débat mondial universel pour construire dès maintenant un monde plus humain entre nous.

Sa reconnaissance internationale ?
KEO bénéficie d’une couverture médiatique exceptionnelle à travers le monde, du soutien de la FIDH, de l’UNESCO, du réseau des ambassades de France... Sa métaphore transcende toutes les cultures et les confessions : des messages de plus de 200 pays à travers 64 langues sont déjà parvenus à KEO.

Les moyens de sa mise en œuvre ?
KEO aujourd'hui vise à être réalisé gracieusement par seuls dons de compétence, chaque partenaire offrant son cœur de métier pour concevoir, fabriquer le satellite, le lancer, gérer informatiquement les messages reçus, les analyser...

Les besoins à ce jour ?
Seule l’équipe de coordination de KEO requiert aujourd’hui des fonds pour mener à terme sa mission : diffuser KEO dans le monde entier pour y collecter à travers des campagnes de communication le plus grand nombre de messages représentatifs des différentes cultures actuellement présentes sur Terre.

A l’Euro Space Center vous pourrez découvrir dans le spatioport le stand KEO.
Autour de la maquette du satellite KEO a été intégré un mur en L sur lequel est dessinée notre terre d’où s’échappe une série de messages, pour les générations à venir, rédigés par différents stagiaires et visiteurs venus de tous horizons.

Dans le cadre de l’année de la musique, à l’entrée du stand, 2 ordinateurs invitent tout un chacun à enregistrer le nom de sa chanson ou musique préférée.
Un top 10 des chansons ou musiques les plus fréquemment choisies se créé instantanément. La chanson ou la musique n° 1 de ce top intégrera la mémoire de KEO au titre de cadeau archéologique de la population belge à nos descendants.


IV. EXPOSITION OUTDOOR

La conquête spatiale est en pleine effervescence, l’Euro Space Center aussi!

Dans un souci d’offrir plus, mieux et de façon ludique, l’Euro Space Center a poursuivi sa politique de développement de sa zone extérieure.
Les différentes activités proposées ont été réalisées dans un souci de dynamisme et d’interactivité.

Cette année, avec l’aide d’un nouveau partenaire, ING Futuris, l’Euro Space Center a développé un système solaire dit « géant » sur une parcelle d’environ la taille d’un terrain de football où, à échelle de distance et à échelle de taille, sont représentées l’ensemble des planètes de notre système solaire.
Grâce aux conseils des membres de la Société Astronomique de Liège, l’équipe de l’Euro Space Center a réalisé une sphère armillaire.
Cette structure composée d’anneaux mobiles et fixes permet de mieux comprendre, à partir d’une vision géocentrique, les variations de la course du Soleil, tout au long de l’année.
Le pourquoi des saisons, des solstices et des équinoxes en devient évident.
Enfin, l’ESA Redu nous a fait don de 2 superbes antennes qui, placées à l’entrée de l’Euro Space Center et pointées vers le ciel, souhaitent la bienvenue à tous les visiteurs.

L’ensemble de ces nouveautés a porté la durée de la visite à 2h30’ indoor et 2h30’ outdoor.
Ceci nous a incité à réaliser un guide de la visite du parcours spectacle « A Space Odyssey » intérieur et extérieur.

L’Euro Space Center propose ainsi pour 11 € (adultes) ou 8€ (enfants) des activités variées et multiples d’une durée d’environ 5 heures: de quoi remplir de façon intelligente et amusante toute une journée en famille.


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